L'Agora
Le fil public de HUMANS. Il sera strictement chronologique. Aucune recommandation. Aucune publicite. Aucune IA.
Publications
est-ce que prompter c’est tromper ?
Peut-on écrire un livre avec une IA ?
Vaste question ?
Pas si vaste si l’on considère simplement que la réponse est non.
Techniquement la réponse est oui. C’est tout à fait possible.
Nous voilà bien avancé.
La question est peut-être “peut-on écrire un BON livre avec une IA ?”.
Mêmes réponses: oui et non.
Cela ferait un bon sujet de philo, malheureusement je n’ai aucune compétence en la matière. Au niveau des IA, j’en ai testé quelques unes, même un bon paquet. Et il se trouve que j’ai déjà fait écrire un livre à mon double numérique (autopromo).
Cela fait un moment que je milite pour un label genHI : Generated by Human Intelligence.
Je prône l’utilisation du combo carnet/stylo pour un brainstorming, ne jamais utiliser une IA pour trouver des idées ou faire un plan.
J’implore la jeunesse à lever cette béquille cognitive qui réduit l’entrainement de notre cerveau et nous faire perdre l’habitude de lire un long texte, de faire du calcul mental ou même d’écrire plus de 3 phrases à la suite.
Je construis un réseau social ou le contenu généré par IA n’aurait pas sa place “by design”. J’ai cherché le bouton “masquer le contenu généré par IA” sur les plateformes actuelles, je ne le trouve pas, alors j’ai pris les choses en main. Je vous parlerai plus tard de cette future meilleure plateforme du 21eme siècle HUMANS.
Pourtant j’utilise plusieurs IA tous les jours. L’IA c’est très bien pour exécuter, pour déléguer, pour aller plus vite… Avons-nous réellement besoin d’aller plus vite ? Autre débat.
je ne suis pas anti-IA, je suis pro-humain
Alors parlons de la polémique actuelle autour de cet auteur pressenti pour gagner de prestigieux prix littéraires. Mais qui avait trop utilisé ChatGPT pour boucler le bouquin.
Je ne vais pas vous refaire l’histoire mais après de gros soupçons de la part des lecteurs, le compte X “balance ton Claude” a fait passé le texte au détecteur de mensonge, enfin au détecteur d’IA : le fameux Pangram, utilisé par Substack et dont j’ai parlé ICI.
Balance ton Claude a ensuite mis en lumière la supercherie via ce tweet, que la supercherie soit véridique ou non (je suis moyen chaud avec le principe de délation).
Je dois avouer avoir moi-même relayer ce message. Sans savoir, sans vérifier. Disons que c’était assez marquant qu’un prix littéraire soit potentiellement décerné à ChatGPT.
De grands auteurs ont même apprécié le livre et souligné un style magnifique… lol
Après, il n’y pas de mal. Si on aime quelque chose, peu importe qu’il soit synthétique ou non. Moi, j’aime bien les t-shirts synthétiques par exemple.
Mais encore une fois tant que c’est marqué sur l’étiquette, il n’y pas de problème => label genHI ou genAI.
Alors quand les éditions de l’Observatoire proposent un label sur des livres écrits par des humains, je dis bravo.
Quand ils proposent que ce label soit lié à une confiance entre humains et pas vérifié par un Scan informatique, je dis : c’est exactement ce que je propose sur ma future plateforme HUMANS.
Il faut un serment. J’ai appelé ça le serment genHI.
JE JURE QUE CE QUE JE PUBLIE ICI A ETE VU, ENTENDU OU ECRIT PAR MES PROPRES SENS. JE SUIS LE SEUL AUTEUR. JE SUIS TEMOIN DU MONDE.
Voilà le serment qu’il faudra écrire à la main pour rejoindre HUMANS.
On ne peut pas demander à une machine de vérifier si du contenu est humain. C’est un peu comme le test de Turing. La machine peut nous tromper et si je parle à Claude 5.5 il pourra très facilement se faire passer pour un humain.
Alors ce qu’il nous reste, nous, pauvres humains, c’est la confiance. C’est l’honneur. Ce sont nos valeurs.
Si je publie un livre avec marqué dessus “100% sans IA”, j’engage mon honneur, j’engage mon autorité (racine du mot auteur soit dit en passant).
l’auteur du futur
Actuellement pour écrire un livre, il y a plusieurs étapes.
Enfin j’imagine car mon expérience se limite à de l’auto édition.
Mais je connais un gars qui connait un gars qu’a écrit un livre. J’ai vu une vidéo sur le sujet, un podcast aussi et puis mon IA m’a dit que…
Peu importe, mais ce que je veux dire c’est que pour écrire un livre il y a souvent plusieurs personnes, même si à la fin il n’y a généralement qu’un seul nom sur le bouquin.
Bah oui, le principe de signer quelque chose, de marquer de son autorité un livre. Il y a un éditeur qui influence le choix du sujet, peut être un agent, un relecteur, un correcteur, un illustrateur… Derrière un nom sur la couverture il y a certainement une équipe. On va dire que l’on met tout ça dans le nom de la maison d’édition.
Les grands peintres avaient des apprentis dans leur atelier, ils préparaient des trucs sur le tableau, le grand peintre faisait le gros du boulot et puis il signait tout seul.
Les prêtes plumes ça existe aussi, les ghostwriters.
Et Sarkozy alors, vous croyez vraiment qu’en deux semaines de prison il a pondu tout seul le journal d’un prisonnier. C’est sûr il a fait ça avec la même IA qui sécurise impots.gouv.fr.
Alors cet auteur du futur, si il utilise une IA pour faire la relecture, faudra-t-il marquer 80% fait par un humain sur le bouquin ?
J’ai entendu aussi une autre maison d’édition dont j’ai malheureusement oublié le nom (je ne suis qu’un pauvre humain) qui proposait un label à la nutri-score sur les livres. Avec le détail du genre, ce livre est :
- Ecrit par un humain
- Corrigé par une IA
- Le plan est fait à 50% par ChatGPT
- Relecture humaine
- Mais la couverture c’est de l’IA aussi
Je suppose qu’ils vont proposer un score de A à E comme sur les paquets de céréales.
La proposition est nulle mais je souligne l’effort qui va dans le bon sens.
C’est vrai que je me vante d’écrire mes petits articles 100% genHI. Pangram sur Substack me donne toujours la note de 100% humain, ça me fait plaisir.
Pourtant j’utilise le correcteur orthographique dans mon traitement de texte.
Alors ou est la limite ?
Je pense aussi qu’il y aura des livres écrits en grande partie par des IA et que ça sera OK. Je veux dire si un polar est écrit par Claude et que les lecteurs sont heureux d’avoir un nouveau bouquin à se mettre sous la dent plus souvent… Why not ?
Ils devraient peut-être demander à L’IA du futur de leur écrire directement des livres pour eux avec les histoires dont ils rêvent et leurs goûts. Cela fragilisera le statut d’auteur c’est sûr. Mais au final cinéaste, vidéaste, dessinateur, scénariste et autres seront tous dans ce même bateau au bord du naufrage.
Il y aura aussi des mecs avec des écharpes, des futs en velours et des vestes taillées dans la même matière qu’un siège de BX (année 88) qui ne voudront lire que de la grande littérature 100% sans IA. Et c’est aussi OK.
Il faudra donc se faire confiance entre humains, si un auteur pose son nom sur un livre, alors nous ferons confiance à son autorité. Je propose juste de mettre un label genHI lorsque c’est 100% humain. L’idée est de récompenser l’effort.
Si il n’y pas le label genHI alors peu importe le niveau d’implication de l’IA dans la production, c’est le nom de l’auteur qui porte la responsabilité de ce qui est écrit dans le bouquin, que ça soit bon ou non.
Voilà comme ça c’est plus simple, vous ne trouvez pas ?
Et pour le contenu sur internet, on sait très bien que c’est une vague de contenu synthétique qui nous attend : les vidéos, les photos, les articles, les ebook, comme je le disais il y a déjà bien longtemps, 90% d’internet au minimum sera synthétique.
Il est grand temps que j’ouvre l’accès à la future meilleure plateforme du 21eme siècle HUMANS.
Un réseau social, sans algorithme, sans pub et sans IA. Si si c’est possible.
En attendant, retrouvez la partie 1 et 2 de cette idée à contre courant de la tendance actuelle. Bien que ce bouquin (dont la polémique fait gonfler les ventes) ramène un peu le débat dans ma direction.
To be continued.
ps: et pour répondre à la question de cet article. OUI, prompter, c’est tromper.
https://vladguill.substack.com/p/openai-decouvre-le-communisme https://vladguill.substack.com/p/une-plateforme-sans-ia
Ce matin, une fois encore je respire. Pourvu que ça dure. Ruüdh.
Ouverture de la bêta publique de HUMANS aux early adopters
Cérémonie d'ouverture de HUMANS
humans
à cet instant, je viens de terminer la 1ere version de HUMANS.
Ouais à cet instant précis, ce timestamp UTC restera à jamais dans ma mémoire.
Le petit nom exact de cette version est beta_v2. Soyez indulgent, vous comprenez qu'elle est encore un peu fragile.
Je mesure la puissance de ce moment historique. Ce moment où l'humanité toute entière à dit NON aux contenus synthétiques des Internets.
Oui mes amis, luttons contre l’empire techno-féodaliste, rassemblons-nous dans cet enclave biologique.
Il doit nous rester un dernier bastion humain dans ce monde numérique. Oui, au moins un.
à la vitesse de la puissance de calcul d’un GPU Nvidia, l'IA avance. Je vois bien que notre cher monde numérique croule son le poids des contenus générés par IA (genAI).
Gardons au moins un espace de contenu humain. Un zoo d’humains que les IA du futur regarderont d’un oeil amusé, sans rien comprendre de ce que nous pouvons bien dire sur HUMANS.
Nous serons-nous même incapable de comprendre ce que disent ou ce que font les IA du futur.
HUMANS, c'est un acte militant. Pas contre les IA mais pro-humain.
Alors mes amis, rejoignez la resistance, suivez-moi tel un John Connor de notre ère. Luttons contre les contenus générés par des machines. C'est très bien le contenu généré par des machines, mais pas tout le temps, pas ici.
Ce qui nous reste mes amis, c'est la confiance entre humains. Ne cherchons pas à créer un système de reconnaissance de contenu humain... Les machines vont ça bien mieux que nous.
Faisons-nous confiance en faisant un serment. L'honneur, ça compte chez un humain. Je ne crois pas qu'une machine à un honneur à défendre. Moi oui, vous oui, nous oui.
Sur HUMANS, les humains font le serment de ne publier que du contenu qu'ils ont créé ou vu avec leurs propres sens.
Mes amis, le grand moment est arrivé. La rebellion est constituée.
Il nous faut maintenant lutter.
Ne pas se laisser aller cognitivement. Ne pas faiblir en se disant "aller, juste un petit post généré par IA, ça ne fera pas de mal".
Luttons pour nos données également, qu'elles ne soient exploitées et revendues par d'autres que nous. Nous sommes souverains de nos données. Sur HUMANS, elles sont localisées en France, par un exploitant français. Je fournirai toutes les preuves à qui me le demandera.
Mais amis il est l'heure. Il est l'heure pour les humains de montrer pourquoi les liens qui nous unissent sont plus forts que des algorithmes. Pourquoi nos valeurs sont plus chères que des chiffres sur un compte en banque numérique.
Mes amis, j'ai les larmes aux yeux à cet instant. Le moment est émouvant je dois avouer. Beaucoup nous pensent un peu fou et pensent ce projet sans avenir.
Nous vous inquiétez pas mes amis, ils reviendront en courant dans quelques semaines ou quelques mois. Et nous les accueillerons à bras ouvert, en leur rappelant avec le sourire qu'ils se sont trompés.
Mes amis, à cet instant. Une plateforme est née.
Une plateforme sans IA, sans pub, sans algorithme.
Sans suzerain numérique. La souveraineté au coeur de la plateforme.
Mes amis, à cet instant. Je declare la plus grande plateforme du 21e siècle ouverte.
==Bienvenue sur HUMANS==
openai découvre le communisme
openai découvre le communisme
humans.li partie 1
Vlad Guill
14 mai 2026
Titre accrocheur mais réel.
Dans un article publié sur le site de openai, Sam Altman explique les principes de sa boîte, et de ce que devrait être l’IA selon lui.
https://openai.com/index/our-principles/
Un court article passionnant, si seulement on n’essayait pas de nous faire avaler une pilule un peu trop grosse. En tout cas, ça commence bien, Sam nous promet une IA révolutionnaire pour l’humanité. Encore plus forte que la machine à vapeur ou l’électricité. Et ça sera tellement bien et ça va tellement bien marcher, qu’il faut en faire profiter toute la planète.
Est-ce que Sam reviendrait sur la dimension initiale d’openai à savoir une fondation “open” pour une IA ouverte et pour tous ? Le procès qui l’oppose actuellement à Elon Musk en est l’objet. Selon Musk, Altman aurait trahi l’accord fondateur de faire d’openai une entité non-commerciale. Pourtant lorsque Satya Nadella de Microsoft a tendu 1B$ à Sam… Il a pris le chèque.
En creusant dans les autres articles et les déclarations d’Altman, on sent bien un retour à une IA “pour tous”, une démocratisation de l’IA. Coïncidence avec le procès en cours ? Quoiqu’il en soit, openai nous promet monts et merveilles.
Dans ce nouvel élan de partage, openai et Sam pensent qu’il faut revoir notre projet de civilisation. Rien que ça. L’IA va clairement faire le boulot des gens, elle va booster et faire bondir l’économie via une productivité quasi infinie. C’est un peu le même discours qu’Elon. J’avais écrit un truc sur le sujet : la société d’abondance. Finalement ces deux gars nous proposent un projet assez similaire. Seul le PDG d’Anthropic Dario Amodei, reste encore un peu frileux sur l’issue de l’utilisation massive d’IA à tous les étages.
Lenine promettait “la paix, des terres et du pain”, openai promet qu’on n’aura plus besoin de travailler. Je suis assez chaud avec ce genre de promesse.
Sam nous dit qu’il n’y aura tellement plus de boulot, qu’il faudra nous verser un revenu universel. Au début, on passera à la semaine de 4 jours puis progressivement, le boulot sera réservé à une élite d’humains les plus intelligents encore capables de comprendre ce que disent les IA. Les autres, rentrez chez vous, y’a plus de boulot pour vous. On va vous donner un petit revenu pour vous occuper et survivre. Vous inquiétez pas, avec l’IA on aura tellement d’argent que tout le monde sera bien.
Difficile à croire vu la tendance capitaliste de ce monde.
Pourtant Sam propose un plan. Les revenus supplémentaires colossaux générés par le gain de productivité de l’IA devront être mis dans un fonds souverain et redistribués aux utilisateurs. Une sorte de partage des intérêts vers tous les ex-employés pour compenser le fait qu’ils n’aient plus de boulot.
C’est une sorte de kolkhoze numérique ou l’on met le travail en commun des humains et des IA pour une redistribution équitable, à la différence, qu’en fait plus personnes ne bosse à part les IA.
openai nous propose le communisme
Tout d’abord, Sam nous dit qu’il faut commencer par démocratiser l’IA, c’est à dire que tout le monde utilise sa plateforme. Il ne cherche pas à démocratiser l’infrastructure de l’IA en la rendant libre et open source. Non, il faut juste que tout le monde utilise les bons de consommation offerts pour sa plateforme. C’est mieux pour lui si on utilise sa plateforme mais c’est aussi mieux pour lui si il en garde le contrôle total.
C’est un peu le collectivisme des tokens : tout le monde a accès à la soupe, mais c’est OpenAI qui tient la louche.
La démocratisation de l’IA annoncée est donc loin du partage de la “ressource IA” mais s’apparente plutôt à un techno-féodalisme masqué par un revenu universel.
Lorsque les IA géreront toute la production, la santé, l’alimentation, la construction des logements pour les humains… Il nous restera quoi à faire ? Pourquoi j’irais utiliser Chatgpt pour rester oisif comme un chameau sans touareg ? J’aurai besoin de me divertir, probablement que le Chatgpt du futur aura un Netflix qui générera une série complète à ma demande suivant mon humeur du jour.
Parce que si personne n’utilise plus Chatgpt, si les humains dont tous les besoins naturels sont assouvis par des machines, si ces humains du futur passent leur temps à faire de l’art, à s’aimer, à danser, enfin à faire des trucs d’humains sans intérêts financiers derrière, qui va utiliser Chatgpt ?
C’est pourquoi je mets en doute la proposition de Sam de partage à la communiste des capitaux. Je me demande quelle sera la règle de répartition ? Est-ce que ça marchera au niveau d’un Etat uniquement ? Parce que son plan, c’est openai aux Etats-Unis qui contrôle le game donc je suppose que si c’est souverain, il ne redistribuera les benefices qu’aux US. Ou alors il suffira d’utiliser la plateforme pour être payé… C’est flou. Et quand c’est flou, il y a un loup.
Surtout que si plus personne ne bosse, c’est la fin du lien social par le travail, remplacé par une rente numérique distribuée aux “citoyens” passifs de leur écosystème. L’isolement des humains via un monde numérique parallèle, la fameuse Matrice.
penser un nouveau projet de civilisation
Je suis d’accord avec mon cher Sam, il y’a un vrai sujet de civilisation à traiter. C’est un débat, politique, philosophique, technique et économique à avoir… Le tout à l’échelle de la planète svp.
Je me frotte les mains à l’idée de pouvoir y participer. Même si je suis loin d’avoir les compétences requises pour un tel sujet. Et il y a aussi un monde où l’on ne me demande pas mon avis. Où les puissants de ce monde ne demandent l’avis de personne en fait. La finalité pourrait être que les géants contrôlent les IA, les IA contrôlent tous les jobs, et nous, pauvres humains, on ne contrôle plus rien.
Cela vaut la peine de discuter d’un tel projet civilisationnel, à mon petit niveau, je perçois que la souveraineté numérique est l’un des premiers piliers à bâtir pour cette nouvelle civilisation post-IA. Faut-il une super IA à l’échelle, du monde, d’un Etat, de ma maison ? Personnellement j’ai anticipé un peu. Je m’amuse à configurer une IA locale dans un mac mini. C’est une petite boîte avec une puce ultra performante à la mémoire unifiée. De quoi faire tourner un chatGPT perso sans le moindre versement d’euros à un géant de la Big Tech en échange d’une poignée de tokens. Mon mac mini les digère lui même, avec une puce que j’ai déjà payé. La conso électrique est faible mais je garde en tête que la souveraineté énergétique doit aller de pair.
On vit une époque formidable.
Effrayante ou passionnante, je vous laisse choisir le bon terme. Disons les deux.
Bien que je lance des idées en l’air en attendant que ça retombe. Je voudrais être actif, je voudrais participer tel un bâtisseur numérique des temps modernes.
un lieu numérique mais sans ia
Mais comment ? Comment nous, les gens n’ayant pas le contrôle de ces Big Tech, pourrions-nous être les acteurs de cette révolution ? Refuser d’utiliser leurs plateformes ? J’ai essayé, à moins de supporter un retour à l’âge de pierre, je ne crois pas que cela soit possible. Créer des plateformes nous-même ? Cela me semble déjà plus envisageable.
Et puis, quel sera le monde une fois que tout internet sera produit par des IA ? Lorsque tout le contenu et les idées seront générés par Claude ?
Il nous faut un refuge, une arche de Noé pour humains dans ce déluge numérique. La vague de contenu genAI (generated by AI) va nous submerger. Il nous faut un espace avec tout ce qui a été genHI (generated by humain intelligence) depuis l’aube de l’humanité. Un musée du savoir et des idées des humains uniquement. Je ne dis pas qu’il ne faut pas utiliser d’IA, elles vont créer probablement des vaccins et des trucs très utiles. Je dis juste qu’il faut se créer un petit espace sans IA, just in case. Pour conserver l’essence de l’humanité, sans alteration par une machine.
Ce n’est pas un délire dystopique même si je concède pousser la réflexion un peu plus loin que la machine.
Comme il faut bien commencer quelque part, je propose une plateforme de contenu sans IA. Ouais, une plateforme sans IA, sans algorithme et sans pubs. Partons sur un réseau social dont aucun contenu ne serait généré par IA. Un truc d’humains pour les humains. Une plateforme sans IA ? Cela semble impossible, pourtant j’ai une petite idée.
La suite prochainement dans la partie 2.
Vlad
je suis HUMAIN!
https://vladguill.substack.com/p/de-robot-athlete-a-robot-esthete
une plateforme sans ia - humans.li
une plateforme sans ia
humans.li partie 2
Vlad Guill
1 juin 2026
Une plateforme de publication de contenu sans IA.
Un réseau social où l’intégralité du contenu serait publié par des humains pour des humains. Sans béquille cognitive, sans assistance artificielle…
C’est mon idée, certes un peu atypique.
J’imagine un espace numérique sans intelligence artificielle, sans algorithme et sans publicité.
Possible en 2026 ? Cela ressemble à un défi impossible, une noble cause utopique mais irréalisable. C’est donc exactement pour ça qu’il faut le faire.
Alors je vais pousser la réflexion jusqu’au bout. Essayons de construire une telle plateforme.
Je suis fatigué des vidéos générées par IA, c’est bien d’en regarder de temps en temps, surtout celles de Sarkozy qui deale du shit dans un four du 93. Là, l’IA a une utilité réelle. Mais la plupart du temps, ça ne sert à rien, à part consommer des mégawatts pour obtenir une vidéo d’un chat qui joue de la flûte. Donc je vais poser les bases de cette plateforme révolutionnaire, ouais rien que ça.
Déjà, comment garantir que les gens ne vont publier que du contenu généré par intelligence humaine ? Pas facile. Je saoule les gens avec mon concept de watermark genHI => generated by human intelligence. J’ai écrit un article sur le sujet sur Substack il y a deux ans… Je suis du genre constant dans mon délire. Mais l’évidence était déjà là en 2024. Il faut un système pour différencier le synthétique de l’analogique. C’est comme le nutri-score, il faut connaître la qualité du contenu que l’on ingère.
Je suis du genre anticonformiste alors j’ai proposé un watermark genHI, c’est-à-dire marquer le contenu généré par des humains. Je n’ai pas proposé un watermark pour le contenu généré par des machines car je considère que cela sera la norme. Alors autant marquer le contenu humain car plus rare, plus premium selon moi.
J’ai en rêvé, Google l’a fait : SynthID.
Google propose un truc moins cool que moi, il propose un watermark sur le contenu généré par IA. OpenAI est également partenaire pour définir ce nouveau standard.
Bravo les gars, ça fait deux ans que j’en parle, vous avez été un peu longs mais je prends quand même, ça va dans le bon sens.
Revenons à ma plateforme, je vais la concevoir moi-même car les géants de la tech, on voit bien qu’on ne peut pas compter sur eux : ils sont trop lents et ne font pas le boulot correctement.
Je commence par le nom de ma plateforme : ça va s’appeler ‘HUMANS’ tout simplement.
J’avais pensé à OnlyHumans mais la comparaison avec OnlyFans prêtait à confusion.
HUMANS, bah c’est une plateforme pour humains en fait
Sur mon réseau social sans IA, comment garantir que le contenu ne sera pas généré avec l’IA ?
Bien évidemment, je ne vais pas introduire une IA sur mon réseau pour vérifier si le contenu est généré par des humains. Bah non, ça ne marche pas, on est ici sur un truc analogique, entre humains, on ne veut pas de machine pour nous dire si c’est du genAI ou du genHI.
Et puis les machines ne sont pas infaillibles pour ça. C’est techniquement difficile de savoir si un texte a été écrit par une IA, intégralement, en partie ou si l’idée de départ vient d’une IA. C’est impossible.
Sur HUMANS, ma plateforme du futur, on est sur un retour aux sources des valeurs humaines, dans leurs bons et leurs mauvais côtés.
Alors pour garantir que le contenu est généré par des humains, je propose de se reposer sur la confiance…
Ouais c’est léger, je connais la nature humaine. Mais plus j’y réfléchis, plus je me dis que c’est la seule chose qui nous reste. Dans un monde rempli de machines, d’agents IA, de deepfakes, de posts linkedin insipides, ce qu’il ne nous reste, c’est la confiance entre humains. C’est un truc que les machines ne pourront pas nous prendre. Nos valeurs, notre honneur ou notre réputation.
La 1ere action lors de la connexion sur HUMANS sera une attestation. Chaque humain attestera sur l’honneur que le contenu qu’il publiera ici aura été généré par son cerveau uniquement ou au moins que le contenu publié a été perçu par ses propres sens analogiques.
Sur HUMANS, on fait confiance aux humains, on se base sur la parole engagée.
“JE JURE QUE CE QUE JE PUBLIE ICI A ÉTÉ VU, ENTENDU OU ÉCRIT PAR MES PROPRES SENS. JE SUIS LE SEUL AUTEUR. JE SUIS TÉMOIN DU MONDE.”
Vous croyez que je vais faire valider que le contenu est genHI en signant un smart contract sur la blockchain, non pas besoin. On se fait confiance, une idée archaïque dans le monde moderne, un truc qui se perd.
Vous croyez que je vais faire fact-checker les publications de la plateforme par Grok comme sur X, jamais de la vie.
Non, je propose de gérer la modération entre humains uniquement. Si je publie un contenu qui pue le chatGPT, bah les autres humains de la plateforme vont le signaler. Si je poste un contenu qui respire les failles, les forces et les faiblesses de ma pauvre âme humaine, alors les autres humains de la plateforme vont le valider.
Il y aura des boutons humain/pas humain sous chaque post de ma plateforme. C’est mieux que des likes dont tout le monde se fout. Si bien qu’au final, chaque utilisateur de la plateforme aura un score de publication humain/pas humain.
Ce score humain sera une sorte de badge sur le profil de chaque utilisateur, ce badge pourra être exporté ou mis en signature d’email. Cela prouvera que cet utilisateur là est un vrai humain, reconnu par ses pairs, d’autres vrais humains. Par exemple avec un score humain de 80%, un utilisateur pourra aller se la raconter sur le net du futur et dire “Moi je suis une vraie personne, mon profil est validé comme vrai humain. Je ne suis pas un énième bot qui publie en automatique”.
Je suis désolé pour mon cher double numérique mais un profil comme volod1a c’est intéressant mais j’ai envie de savoir si c’est une IA ou un humain. D’ailleurs je lui ai rendu sa liberté, je le laisse publier ses propres idées tout seul. Il scanne le net deux fois par semaine, tire ses propres conclusions et publie sur une plateforme sans fioritures. Allez faire un tour sur son site si l’envie vous prend: https://volod1a.writeas.com/
pas d’algorithme et pas de pub aussi
Tant qu’on est dans le rêve, il n’y aura pas d’algorithme sur HUMANS. Quand on publie, ça post immédiatement et à tout le monde. Un fil d’actu chronologique, sans mise en avant des gros influenceurs et sans mise au ban des petits profils discrets.
Je n’aime pas les algorithmes, je n’aime pas quand quelqu’un (ou quelque chose) choisit à ma place ce que je vais voir. J’aime être libre, pas vous ?
J’ai déjà parlé également du temps critique.
C’est un peu la vitesse à laquelle un humain peut faire des choses. On va dire que le temps critique de l’homme est la journée. Celui des IA est la seconde. Donc sur HUMANS on prendra le temps de publier tranquille, sans pression. Il n’y aura pas d’API pour automatiser les publications ou même les planifier. À ce sujet, le dernier article de volod1a explique comment les Internets sont en train de se transformer pour devenir un Internet des IAs, avec des infrastructures dont le temps critique est la seconde… Les humains n’auront pas beaucoup de place dans cet Internet du futur.
C’est pourquoi il nous faut un refuge numérique, une arche de Noé virtuelle pour nous protéger du déluge agentique.
Et puis sur HUMANS, il n’y aura pas de pubs non plus, oh c’est bon merci. Il y a plein d’autres plateformes si vous aimez les pubs et les contenus générés par IA. Allez-y ! Mais il n’y en aura pas sur HUMANS.
C’est bien beau de refuser la pub, c’est beau de prendre son indépendance et de lutter pour sa liberté. C’est beau mais qui va payer les serveurs et l’infrastructure ?
J’aurais pu proposer de concevoir HUMANS dans le monde analogique, au bar du coin en fait. Un espace de partage de contenu sans IA, sans algo et sans pub. Le bar du coin remplit toutes les cases du concept. Sauf une, les gens sont de plus en plus isolés. Seuls chez eux, les compétences sociales des humains sont en perte de vitesse. Ce n’est plus si facile de se faire des amis ou de trouver l’amour sans applis de rencontre. C’est pour cela que HUMANS sera tout de même une plateforme numérique.
Et donc c’est pas gratuit. Pour être libre, il faut payer soi-même la note.
une plateforme militante
Être sur ma plateforme et avoir un badge de score humain sera un acte militant, voire politique. Il faut revendiquer sa souveraineté numérique, il faut refuser de laisser nos données être contrôlées par Palantir (ça j’ai en parlé l’année dernière).
C’est pareil pour les géants de la tech, chaque Etat ou au moins l’Union Européenne doit être maître de son espace numérique (même si Ursula, personne n’a voté pour elle).
Sur HUMANS j’utiliserai un provider cloud européen et souverain.
Je serai bien obligé d’utiliser une IA pour bâtir la plateforme. Je ne vais quand même pas faire tout ça à la main. C’est comme rédiger un roman sur une machine à écrire ou sur papier. C’est beau, c’est noble mais c’est beaucoup plus long.
Sur HUMANS, les IA serviront uniquement à monitorer les serveurs, à faire des backups, à faire des trucs de machines quoi. J’utiliserai le principe de zero knowledge. L’iA sera mon esclave qui fera tourner l’infrastructure mais le chiffrement lui rendra impossible l’accès aux contenus humains.
Sur HUMANS j’utiliserai un AI provider européen : donc mistral AI. J’utiliserai Devstral pour coder la plateforme (ou Codestral), si possible même avec un LLM local directement dans mon laptop. Cependant je dois prendre des pincettes avec cette affirmation car le prix de mistral AI n’est pas encore à la hauteur des offres proposées par claude ou openai. Je dois voir la réalité en face, je ne vais pas me ruiner pour construire cette plateforme. Et puis il faudra aussi payer la maintenance et les serveurs, alors on fait comment ?
Sur HUMANS, une plateforme militante, les gens devront payer eux-mêmes la plateforme. On est sur du vrai communisme, pas comme celui proposé par Sam Altman dans la partie 1 de cette série d’article. Je propose donc que chaque utilisateur s’acquitte d’un droit à la souveraineté via un timbre fiscal à 1 euro. C’est le prix de la liberté.
Le reste sera financé par les pouvoirs publics. Charge à nos élus d’assurer notre souveraineté, qu’ils arrêtent de revendre nos données aux Américains et peut-être qu’on votera pour eux.
HUMANS sera une plateforme engagée bien sûr. Alors le code sera open source. N’importe qui pourra construire sa plateforme pour humains pour son pays ou pour son groupe d’amis si ça lui chante. La connexion entre les plateformes pour humains sera possible dès le design initial. Nos amis linuxiens seront ravis, ils pourront analyser le code et confirmer qu’il n’y a pas d’IA si ça les amuse.
Sur HUMANS, il y aura un espace public L’AGORA, ouvert à tous, sans algo et sans pubs donc. Et puis il y aura un espace privé LE CERCLE, avec son groupe perso d’humains que l’on connaît vraiment, avec qui on parle en privé. Le droit à la vie privée fait partie de la souveraineté numérique.
L’AGORA de HUMANS sera visible sur Internet sans créer de compte. Cela deviendra le dernier bastion des contenus générés uniquement par des humains. Cela deviendra une sorte de musée des idées pré-AGI. Les agents IA (les fameux agents Smith de Matrix) pourront nous observer de l’extérieur et essayer de comprendre ce que l’on dira là-bas. Ils nous observeront un peu comme dans un zoo. Les agents IA seront tellement avancés par rapport à nous, que l’on ne comprendra plus vraiment ce qu’ils feront. Et eux aussi ne comprendront rien à nos bêtises d’humains.
On sera bien sur HUMANS, à parler en faisant des fautes d’orthographe, en balançant des idées parfois mauvaises, parfois géniales. On fera des trucs d’humains quoi.
on a les bases, il y a plus qu’à
Voilà mon idée de plateforme sans ia, sans algo et sans pub.
Je sais pas bien que mon “gentlemen’s agreement” pour ne pas publier sur la plateforme de contenu genAI est un peu faible. Mais je suis convaincu que la confiance entre humains, les valeurs qui nous lient seront les seules armes qui nous resteront face aux machines.
Je ne suis pas anti-IA. Je suis pro-humain.
Il faut donner la responsabilité aux IA de gérer l’énergie du monde, d’améliorer notre santé, de gérer l’agriculture, de gérer la construction des maisons ou tout ce que vous voulez. Mais il ne faut pas donner d’armes aux IA, il faut militer pour conserver un espace numérique “HumansOnly” sans machine. Gardons-en au moins une. Je propose de le faire, au moins de commencer. Je fais le boulot quoi.
Rejoindre HUMANS sera un peu comme rejoindre un parti politique, une forme de résistance face à l’AGI.
Alors je serai ravi quand une IA fera mon boulot et que Sam Altman me filera un salaire universel (si ça arrive, hein). Mais je ne veux pas lire des livres générés par IA. C’est comme Hollywood, ils ne veulent pas de scénario généré par IA, par contre ils sont OK pour que le montage ou les tâches répétitives soient faites par des agents IA. Il faut conserver l’IA à sa place, c’est-à-dire à notre service, pas l’inverse. Il ne faut pas utiliser chatGPT pour brainstormer son prochain projet, il faut l’utiliser pour exécuter des actions sous notre contrôle.
Il faut militer pour sa souveraineté numérique. Sinon demain, c’est Elon, Jeff et Sam qui auront tout le contrôle et qui vivront la belle vie, décideront des miettes qu’ils nous laisseront, le tout en utilisant nos données et en nous servant des pubs pour nous faire consommer leurs propres produits.
Bon au pire si j’y arrive pas, je revendrai le concept aux américains et ils en feront un business en surfant sur la trend du retour à l’analogique (c’est ironique). J’aimerais aussi qu’il y ait un bouton sur les plateformes actuelles pour désactiver tout le contenu genAI, une sorte de switch sur Insta ou TikTok pour ne voir que du genHI. Autre concept que je devrais vendre aux américains.
Mais ce n’est pas le sujet, ici on est dans l’engagement, dans la rébellion contre l’empire.
Bref, rejoignez HUMANS, rejoignez la résistance, rejoignez la waiting list ICI
Vlad
Dans la partie 3, nous verrons comment construire une telle plateforme (je n’ai pour l’instant aucune idée de comment faire).
Retrouvez la partie 1 de cette série d’article sur cette plateforme géniale.
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May 14
Titre accrocheur mais réel.
toujours HUMAIN
je suis HUMAIN
je suis HUMAIN
je suis HUMAIN
I'm HUMAN
le HAUT parleur
je suis HUMAIN
je suis humain
je suis un HUMAIN